The Good Wife : quand la justice se fait feuilleton…

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Lancée en grandes pompes par CBS il y a quelques années maintenant, The Good Wife  s’est rapidement imposée comme l’une des séries les plus prolifiques de sa génération. Malgré des audiences mitigées, elle entame ce mois-ci aux États-Unis sa quatrième saison. Un succès surtout critiqué aussi bien par la presse américaine que par les plus sériephiles. Produite par les frères Scott (à ne pas confondre avec la série pour adolescents), chaque année, la qualité de The Good Wife surprend les téléspectateurs du monde entier. Pourquoi un tel succès ? Tentative d’explications.

Une héroïne

Ce qui change des séries judiciaires classiques c’est le personnage principal. Ici c’est une femme, incarnée par l’excellente Julianna Margulies (Urgences) dont on avait déjà pu admirer les talents de ténor du barreau dans la très sous-estimée La Loi de Canterbury. Cependant, The Good Wife  empreinte un chemin différent des séries procédurales. Elle a choisie de mettre en scène son héroïne au milieu d’une intrigue très familiale et donc plus proche de l’univers du soap. On découvre une héroïne qui se bat pour retrouver sa juste place dans un milieu professionnel qui l’a oublié, qui se bat pour son mari et les allégations qui ont entachées sa carrière, et qui se bat pour garder sa vie de famille unie.

Une plongée dans le monde judiciaire

Pour prolonger cette volonté des créateurs (Michelle et Robert King), The Good Wife nous propose chaque semaine de découvrir une partie de la justice américaine. En effet, durant les trois premières saisons déjà diffusées, nous allons passer du tribunal classique au tribunal militaire en passant par des procès de différentes natures des affaires aux escroqueries en passant par des pro-bono (affaires non facturées aux clients). En plus de ces affaires de très différentes natures, The Good Wife  veut aussi nous rapprocher de la vie d’une grande firme. Ici Lockhart / Gardner détenue par Diane Lockhart et Will Gardner. Ces deux personnages sont les garants de ce grand cabinet mais aussi des personnages intéressants qui nous offrent un point de vu tout à fait différent de l’idée que l’on peut se faire d’un tel monde.

Une famille désoeuvrée

Alicia Florick, notre héroïne, doit aussi tenter de garder sa famille à flot chaque année. Que ce soit au travers de crises de couple, ou encore d’argent, ils doivent rester unis pour le meilleur et pour le pire. Évidemment, chacun des éléments de la famille a un rôle à jouer dans la saison, de la fille en apparence très calme qui va tout d’un coup se sentir passionnée par la religion ou encore le fils, trublion de la famille qui déteste respecter les règles que sa famille lui impose. C’est sans compter sur Peter Florick, le mari, au cœur d’un scandale sexuel qui va mettre sa carrière en péril dès les premiers instants du premier épisode. Tout de suite, nous sommes bien loin des épopées judiciaires comme New York Police Judiciaire ou encore The Practice pour ne citer qu’elles. 

Un charme incarné

Si The Good Wife séduit c’est uniquement parce qu’elle a quelque chose en plus que les autres séries n’ont pas. Ce n’est pas forcément sa qualité d’écriture indéniable ou encore le choix d’une réalisation sobre. C’est plutôt une question d’addiction. Chaque épisode plonge tellement bien son téléspectateur dans l’univers qu’il décrit, que l’on n’a envie que d’une chose : enchainer avec le suivant. Les épisodes sont riches en rebondissements et en dialogues savoureux. C’est une série classieuse certes, qui a ses exigences de la part du téléspectateur mais qui se regarde comme on pourrait boire un bon chocolat chaud. Vous l’aurez compris, The Good Wife est un délice et il faut se jeter dessus avant qu’il n’en reste plus.

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