Dallas : ton univers (toujours) impitoyable

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Plus de vingt ans après la série originale, Dallas est de retour pour de nouvelles aventures. Toujours au Texas, toujours à Southfork. Bientôt programmée sur TF1, ce retour est parmi les plus attendus de ces dernières années. Le soap ayant la côté aux Etats-Unis depuis le récent succès de Revenge, alors comment aborder cette nouvelle version en pleine saison estivale ?

Un soleil implacable

C’est en 2010 que TNT, chaîne câblée américaine annonce la mise en chantier d’une toute nouvelle version de Dallas. Au début, personne ne sait vraiment ce à quoi il faut s’attendre alors que le script d’un film adapté de la série vedette avec en tête d’affiche John Travolta avait été envisagé avant d’être rapidement avorté (Patrick Duffy a même dit qu’il s’agissait d’un script ignoble). Le projet est donc lancé et TNT tente de mettre les petits plats dans les grands. Il fallait être certain que son bébé fonctionne d’un côté mais soit une bonne adaptation. Patrick Duffy a dit lors d’une interview qu’il s’agissait du script le plus fidèle à Dallas qu’il est pu lire depuis l’arrêt de la série. Petit à petit et par plusieurs effets d’annonce, cette suite s’est faite attendue et elle n’a pas déçue. Plus de 6.9 millions d’américains ont regardés les deux premiers épisodes. De quoi réjouir la chaîne qui a même déjà commandée une seconde saison. Autant dire qu’il fait déjà beau pour cette suite de Dallas et qu’un avenir radieux s’ouvre devant elle. 

La loi du plus fort

Le cast de la série est plutôt bien étoffé. Avec pour figure de proue Jesse Metcalfe (le jardinier de Desperate Housewives pour les incultes) et Josh Hutcherson (le neveu d’Edie Britt dans… je vous le donne en mille… Desperate Housewives également). Ironiquement, la mère de Christopher est incarnée par Brenda Strong (venant elle aussi de Desperate Housewives où elle incarnait Mary Alice). Un face à face d’acteurs issus du même soap, un soap à classer parmi les plus cultes de toutes les séries, autant dire que d’un coup c’est plus intéressant. Sûrement là plus pour leurs jolis minois que leur talent d’acteurs, ils ne déméritent pas. En effet, Josh Hutcherson et son accent texan ressortent parfaitement tandis que Metcalfe s’amuse. On retrouve donc également Jordana Brewster ([i]Fast & Furious[/i], Chuck) qui va être l’intérêt amoureux de nos deux héros et cousins. Le tout est complété par quelques anciens de Dallas  comme Patrick Duffy dans le rôle de Bobby Ewing, Larry Hagman dans celui de J.R ou encore Linda Gray dans celui de Sue Ellen. Il n’est pas à exclure que d’autres stars viennent dans la prochaine saison… 

Un univers impitoyable

En quelques épisodes seulement on découvre tout un univers. Celui de Dallas . Empruntant ses armes à la série originale, Dallas  a également subit un petit rafraichissement. Il ne fallait pas garder cette série comme de la naphtaline nostalgique. C’est pourquoi le ton est modernisé. Dans un épisode seulement on a le temps de voir passer ce qui se passait dans cinq épisodes dans la série originale. Cette accélération du rythme va avec le public qui est à la recherche de quelque chose de constamment haletant. Le public recherche quelque chose de fun et c’est là que les personnages accentuent leurs traits afin de donner des scènes bourrées d’esbroufe facile mais jouissive. Car le but de Dallas  c’est aussi d’être le plus grand divertissement estival, un vrai rendez vous. C’est ce qu’elle arrive à créer dès le premier épisode. La conservation du thème originale du générique était également une excellente idée. J’imagine déjà la reprise de la chanson française pour le générique français. 

Vous l’aurez compris, Dallas (2012) c’est à voir absolument. C’est frais mais également fun. Cela colle parfaitement avec ce que l’on attend d’une série estivale. Même si certains critiqueront le manque de considération de certaines intrigues, ou encore le jeu des acteurs, globalement on a ce que l’on attendait de la part de cette suite. Ni plus ni moins. Je suis déjà conquis mais le seriez vous tout autant ? 

Patrie du dollar et du pétrole

Comme toujours, nous allons parler d’argent, de trahisons, d’amour ou encore de pétrole. C’est tout ce qui a fait Dallas  pendant plusieurs années auparavant. Dès le début nous sommes plonger dans le même univers, un peu modernisé pour l’occasion mais accentuant également la nostalgie avec l’apparition de personnages comme J.R et Bobby Ewing, les deux héros de la série. Ce que cette nouvelle mouture fait astucieusement c’est de la mise en place pour ceux qui n’ont pas vu la série originale (donc on nous explique qui est qui et l’on répète plusieurs fois pour que l’on soit sûr de comprendre) mais également pour les fans invétérés de la série originale qui sont venus en quête de nouvelles aventures. Que ce soit les deux camps, si tu aimes le soap, tu es servi sur un plateau d’argent. Bourrée de cliché certes, cette série reste emblématique et particulièrement addictive derrière ce côté divertissant, fun et jouissif qui se dégage au fur et à mesure des épisodes.

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